Un forum de discussion portant sur la qualité, la sécurité et les langues officielles dans l'univers de la santé a eu lieu le 13 mars dernier à Moncton. Il était organisé par le Département d’administration publique de l’Université de Moncton en partenariat avec la Société santé et mieux-être en français du Nouveau-Brunswick (SSMEFNB) et le Consortium national de formation en santé (Secrétariat national et volet Université de Moncton).

Cette activité visait à favoriser les échanges entre des intervenantes et intervenants clés de l’univers de la santé autour de pratiques innovatrices en matière d’offre active de services de santé dans les deux langues officielles au Nouveau-Brunswick. La conférencière invitée Margaret Melanson, vice-présidente, Services de qualité et de soins centrés sur le patient au Réseau de santé Horizon, ainsi que les membres d’un panel composé de gestionnaires reconnus pour exercer un leadership en la matière au sein des deux réseaux de santé, ont partagé leurs réflexions sur l’impact des barrières linguistiques, les pratiques innovatrices, les leçons apprises, les enjeux et les défis reliés à la gestion et à l’organisation des services de santé.

Ce forum de discussion s’inscrivait dans le cadre du cours « Projet d’intégration » du programme de Maîtrise en gestion des services de santé dans lequel les étudiantes et les étudiants sont appelés à approfondir une problématique de gestion et à mettre en pratique les connaissances acquises. Suite à une revue de la littérature sur le sujet, les étudiantes et les étudiants qui étaient encadrés par la professeure Pier Bouchard, du Département d’administration publique, et Michel Arsenault, gestionnaire au Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick, ont proposé cette initiative à l’intention des gestionnaires de la santé.

Ainsi, une quarantaine de participantes et de participants issus de diverses organisations de santé et du milieu gouvernemental se sont réunis avec des étudiantes, des étudiants et des chercheuses et chercheurs pour échanger sur les pratiques organisationnelles et pour imaginer des pistes de développement susceptibles de mener à des services de santé linguistiquement et culturellement adaptés. De fait, il est désormais incontestable que la qualité des services et la sécurité des patientes et des patients dépendent de l’accès à des services dans la langue de préférence de la patiente ou du patient.

Instigatrice du projet, la professeure Bouchard est d’avis que la qualité des services de santé est un thème rassembleur susceptible de rallier et de mobiliser tous les professionnelles et professionnels de la santé. De plus, il sera important, au cours des prochaines années, de miser sur l’approche centrée sur les patientes et les patients et l’engagement des actrices et des acteurs afin d’accélérer le développement du leadership en matière de langues officielles en santé. Elle ajoute que depuis 2008, une équipe du Département d’administration publique travaille sur divers projets visant à adapter la formation des futurs professionnelles et professionnels de la santé afin qu’ils puissent intervenir de façon efficace en contexte minoritaire. De plus, une formation en ligne sera bientôt disponible pour les gestionnaires et les professionnelles et professionnels de la santé.

Cette initiative a été rendue possible grâce à la contribution financière de Santé Canada.
 
 
La photo nous montre, à l’avant, de gauche à droite : Marie-Josée Laforge, agente de recherche, Département d’administration publique; les membres du panel : Janine Doucet, directrice administrative, Centre cardiaque du N.-B., Réseau de santé Horizon; Linda Savoie, directrice de programmes, oncologie et mère-enfant, Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont, Réseau de santé Vitalité; Pauline Gallant, directrice aux Langues officielles, Réseau de santé Horizon; Alexandre Couture, conseiller régional, Protection des renseignements personnels et Langues officielles, Réseau de santé Vitalité; À l’arrière, de gauche à droite : Lisa Roy, doyenne de la Faculté des arts et des sciences sociales; Manon Cormier, agente de recherche, Département d’administration publique; Mai Savoie, coordonnatrice régionale du CNFS – Volet Université de Moncton; David Cormier, étudiant de la Maîtrise en gestion des services de santé; Margaret Melanson vice-présidente, Services de qualité et de soins centrés sur le patient, Réseau de santé Horizon (conférencière invitée); Gilles Vienneau, directeur général de la Société santé et mieux-être en français du Nouveau-Brunswick (animateur de l’activité); Hélène Roy Jagoe, étudiante de la Maîtrise en gestion des services de santé; Lynn Brouillette, directrice exécutive du CNFS, Secrétariat national; et Pier Bouchard, professeure responsable et instigatrice du projet, Département d’administration publique.

 

Les hauts dirigeants de tous les collèges et universités francophones ou bilingues, situés à l’extérieur du Québec, sont fiers d’annoncer la création de la nouvelle Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC).

 

Forte du succès et de la réussite d’initiatives réalisées par ses prédécesseurs, soit le Consortium national de formation en santé (CNFS) et l’Association des universités de la francophonie canadienne (AUFC), l’ACUFC se veut la voix forte et collective des établissements d’enseignement postsecondaire de la francophonie canadienne. En plus de collaborer depuis près de 15 ans dans le domaine de la formation postsecondaire en santé grâce au CNFS, les collèges et les universités de la francophonie canadienne travaillent ensemble également dans d’autres domaines importants soit : la formation en justice et l’immigration francophone.

 

L’ACUFC contribuera à maintenir des liens de collaboration entre ses membres en ce qui a trait à la formation et à la recherche en français. Elle représentera leurs intérêts communs en s’associant à des partenaires nationaux et assurera leur visibilité, tant au Canada qu’à l’international.

 

« Nous sommes convaincus que cette nouvelle association permettra d’améliorer la synergie, l’accessibilité et la complémentarité de la formation postsecondaire en français dans l’ensemble du pays », affirme Madame Lise Bourgeois, coprésidente de l’ACUFC et présidente de La Cité – Le Collège d’arts appliqués et de technologie.

 

De plus, M. Allister Surette, coprésident de l’ACUFC et recteur et vice-chancelier de l’Université Sainte-Anne, conclut que : « C’est une excellente nouvelle, car nous pourrons réellement bonifier l’offre de programmes postsecondaires de qualité en français en milieu minoritaire francophone, et conséquemment, contribuer encore davantage à la vitalité de la francophonie canadienne ».

 

Les vingt établissements postsecondaires membres de l’ACUFC sont, d’Est en Ouest : l’Université Sainte-Anne, le Collège Acadie Î.-P.-É., l’Université de Moncton, le Centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick, le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, l’Université d'Ottawa, l’Université Saint-Paul, le Collège universitaire dominicain, La Cité, le Collège militaire Royal du Canada, le Collège universitaire Glendon de l’Université York, le Collège Boréal, l’Université Laurentienne, l’Université de Sudbury, l’Université de Hearst, l’Université de Saint-Boniface, l’Institut français de l’Université de Regina, le Collège Mathieu, le Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta et l’Université Simon Fraser.

 

Pour en savoir plus sur l’ACUFC, visitez le tout nouveau site Internet au : www.acufc.ca.

 

Pour consulter le communiqué dans son intégralité, cliquez ici et ici pour la version anglaise de celui-ci.